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KILKERRAN

« Bien puissant malgré la réduction »

Glengyle est la nouvelle distillerie de Campbeltown, installée entre 2000 et 2004 par la société Springbank. Il s’agit de la renaissance d’un site qui a été en activité de 1872 à 1925, appartenant à un membre de la famille Mitchell. Le malt qui est élaboré à Glengyle porte le nom de Kilkerran (pour des raisons de propriété commerciale), qui fait référence au saint évangélisateur de la région. Aux côtés de Springbank, la distillerie est dédiée à des expérimentations, notamment sur des malts très tourbés.

Ambré légèrement orangé. Nez puissant, sur les céréales bien mûres, se développant ensuite sur le liquoreux avec des notes animales. Plutôt sec à l’attaque, le fruité s’installe ensuite, sur la pomme cuite, avec quelques notes poivrées. Longue persistance sur le fruité. Une finition en fût de xérès ou de vin a sans doute apporté plus de richesse aromatique.

SPRINGBANK

« Plus vineux que tourbé » …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Rosé soutenu. Nez de fruits rouges, plutôt vineux, tout en douceur. Attaque assez puissante et chaleureuse. Le corps, rond et très fondu, se développe sur une dominante de fruits rouges et noirs, avec un tourbé à peine décelable en arrière-plan. Finale sur le fruité. Un malt bien agréable, certes, mais ce genre de finition retire beaucoup de personnalité à ce que produit habituellement la distillerie.

TOMATIN

« Contrasté, mais équilibré »
Ce fut la plus grande distillerie d’Ecosse, avec vingt-trois alambics, mais 12 seulement sont
aujourd’hui opérationnels et une capacité de production ayant atteint 12 millions de litres
par an, pour 5 millions seulement actuellement. Mais elle a connu beaucoup de vicissitudes, au
point d’être rachetée en 1985 par ses principaux clients… des négociants japonais, qui depuis
l’exploitent sans discontinuer. Elle a produit jusqu’à 30 malts différents…

Jaune doré soutenu. Nez d’abord fermé, s’ouvrant ensuite sur de la douceur, à la fois maltée et miellée. Attaque assez ferme, plutôt sèche. Tout en contrastes, la bouche va d’un malté assez sec et épicé, à une rondeur fruitée, légèrement sucrée, en arrière-plan. L’ensemble est toutefois harmonieux et bien fondu, avec une réelle originalité apportée par la finition vineuse.

A découvrir…

BLADNOCH

« Sec mais fruité » …

Fondée en 1814 tout au sud de l’Ecosse, dans les Lowlands, cette ferme-distillerie possédant beaucoup de charme a été de nombreuses fois fermée puis réouverte au long de son histoire. La dernière fermeture, en 1993, a failli lui être fatale, même si elle avait été aménagée en centre de visite, mais un Irlandais à la recherche d’une maison de campagne en est tombé amoureux et a décidé de relancer la production depuis 1999. Menacée à nouveau de fermeture, elle a trouvé un repreneur australien en 2015, qui a relancé la production deux ans après.

Ambré légèrement orangé. Nez puissant, sur les céréales bien mûres, se développant ensuite sur le liquoreux avec des notes animales. Plutôt sec à l’attaque, le fruité s’installe ensuite, sur la pomme cuite, avec quelques notes poivrées. Longue persistance sur le fruité. Une finition en fût de xérès ou de vin a sans doute apporté plus de richesse aromatique.

WOLFBURN MORVEN

« Sec, tourbé et très prometteur »

Située à Thurso, tout au nord de l’Ecosse, la distillerie a été construite en 2012 par un groupe d’investisseurs, sur un site ayant déjà connu une distillerie entre 1821 et 1860. Avec un nom signifiant la source du loup, elle se veut de caractère artisanal, avec une distillation « lente et douce » selon ses créateurs. 4 malts sont déjà commercialisés, ainsi que des séries limitées.

Jaune très pâle. Nez discret, plutôt végétal, devenant plus chaleureux à l’aération, avec une pointe tourbée. En bouche, attaque sur la tourbe, avec un caractère presque brûlant. Le corps est sec, voire minéral, avec des notes florales (violette ?) qui lui donnent une belle personnalité. Encore un peu court en bouche, du fait de son jeune âge, mais vraiment prometteur.

SMOKEHEAD

« Vigoureusement tourbé » ….

Ce single malt d’Islay, qui signifie “Tête fumée“ a été sélectionné et assemblé par Ian MacLeod pour sa puissance tourbée. Il se caractérise également par son packaging représentant un crâne stylisé La gamme comprend maintenant cinq références, avec des finitions en fût de xérès et de rhum.

Jaune doré. La tourbe, plutôt végétale, s’installe progressivement au nez. L’attaque est puissante, voire brûlante, avec de belles notes d’épices et de poivre noir. Sec de dominante, il devient un peu plus rond et fruité (raisins secs, amande) sans rien perdre de sa vigueur. Plus riche qu’on aurait pu le supposer, sa finale chaleureuse persiste longuement sur des notes avant tout tourbées

GLENROTHES

« Le charme du vieillissement »

Après un démarrage en 1878, la faillite d’une banque a d’abord retardé son ouverture jusqu’en1887. Située à Rothes (qui en compte quatre autres), dans le Speyside, cette distillerie a été par la suite agrandie deux fois, et compte aujourd’hui dix alambics. Mais ses malts, le plus souvent maturés en fûts de xérès, sont rares en embouteillage en single. Elle appartient depuis 1999 à Edrington Group, mais ses malts sont distribués par Berry Brothers, au moins au Royaume-Uni.

Jaune légèrement doré. Nez surtout malté, bien chaleureux avec une pointe de gingembre. Attaque sèche, un peu brûlante, sur la prune jaune et la figue. Le corps a de l’ampleur, entre fruité et malté, tout en restant bien agréable. De quoi témoigner qu’un vieillissement prolongé donne bien du charme à ce malt au départ bien robuste.

TOMATIN 15 ANS

« Contrasté, mais équilibré »

Ce fut la plus grande distillerie d’Ecosse, avec vingt-trois alambics, mais 12 seulement sont aujourd’hui opérationnels et une capacité de production ayant atteint 12 millions de litres par an, pour 5 millions seulement actuellement. Mais elle a connu beaucoup de vicissitudes, au point d’être rachetée en 1985 par ses principaux clients… des négociants japonais, qui depuis l’exploitent sans discontinuer. Elle a produit jusqu’à 30 malts différents…

Jaune doré soutenu. Nez d’abord fermé, s’ouvrant ensuite sur de la douceur, à la fois maltée et miellée. Attaque assez ferme, plutôt sèche. Tout en contrastes, la bouche va d’un malté assez sec et épicé, à une rondeur fruitée, légèrement sucrée, en arrière-plan. L’ensemble est toutefois harmonieux et bien fondu, avec une réelle originalité apportée par la finition vineuse. A découvrir…

BENRINNES 2004

« Finesse et élégance »

Situé sur le versant nord du mont du même nom, le site est alimenté par des eaux bien filtrées par le granit. Ce qui explique l’implantation ancienne d’une distillerie (avant 1820). Entièrement reconstruite en 1955 et équipée d’alambics supplémentaires 11 ans plus tard, ses malts  alimentent les blends J&B, Johnnie Walker et Crawford’s. La distillerie a été entièrement automatisée en 2012. Le single malt est assez rare sur le marché… sauf pour les membres du Clan.

Jaune très pâle. Le nez, assez discret, est plutôt malté avec de fines notes florales. Attaque puissante, avec une dominante fruitée (pomme, poire, prune jaune) soutenue par le poivre noir et le gingembre. Finesse et élégance se développent jusqu’à la finale, sèche sans rien perdre de son fruité. Longue persistance plutôt charmeuse.

MC WARRIOR

« Xérèsement vôtre »

Appartenant à un des plus anciens clans d’Ecosse qui lui a donné son premier roi, Anthony Mc Callum a d’abord vécu en France avant d’aller se former au whisky en Ecosse sous la direction des meilleurs spécialistes. Après plus de 20 ans passés à travailler pour des négociants, il a créé
sa propre société d’embouteillage, House of Mc Callum, développant une gamme de malts très
typés comme il les aime.

Ambré foncé à dominante grenat. Nez vineux sur le liquoreux. Moelleux à l’attaque en bouche, il est bien marqué par les fruits rouges et noirs (cassis, mûre) sur une base maltée. Notes d’épices assez discrètes, avec une pointe de poivre noir. Très agréable sur la persistance un peu liquoreuse, mais est-ce encore un whisky ? A l’aveugle, on pourrait facilement s’y tromper…