« Le « tourbé » d’Irlande »
En 1987, John Teeling ouvre une distillerie de whiskeys irlandais sur le site d’une ancienne fabrique d’eau-de-vie. Il lance ainsi le single malt Tyrconnell, le single grain Greenore et le Connemara, premier whiskey tourbé d’Irlande. En 2011, Teeling vend la distillerie au groupe Jim Beam, qui sera lui-même acheté par le japonais Suntory en 2014.
Jaune paille. Nez élégant légèrement tourbé au départ, avec des notes de fruits jaunes. En bouche, attaque suave, puis la tourbe s’installe sans exagération, toujours accompagnée par le fin fruité du nez. Finale plus conséquente, avec un léger boisé. Un Irlandais qui se démarque bien des Écossais.
« Un apéritif bien élégant »
Appartenant au groupe Suntory, le site d’Hakushu a été créé en 1973 dans une zone forestière et montagnarde au centre du Japon. Mais la distillerie actuelle date de 1981, avec huit paires d’alambics de taille et de forme variés. Après de récents travaux, elle est maintenant équipée d’une malterie et d’un centre de visite. Elle élabore essentiellement des single malts d’une grande variété de styles et de goûts.
Jaune clair. Nez léger, tout en finesse, avec de légères notes acidulées (agrumes). En bouche, si un peu de tourbe se fait sentir en arrière-plan, l’ensemble est surtout floral, voire printanier, out en étant réveillé par des pointes plus épicées. Une combinaison élégante et bien apéritive entre des origines finalement très variées.
« Puissant et très équilibré : une vraie curiosité »
Située tout à l’ouest du Danemark, la ville de Stauning abrite depuis 2009 la première distillerie de whisky du pays, créée par un groupe d’amis estimant que les ressources du pays permettaient d’en faire vivre une. Utilisant de petits alambics, la distillerie utilise des céréales cultivées et maltées sur place. Ayant reçu en 2015 l’aide d’un fonds financé par Diageo, ils ont pu s’agrandir depuis, tout en élaborant leurs whiskies sur les mêmes principes.
Incolore. Nez légèrement fumé, avec une pointe de tourbe végétale. Belle puissance en bouche, où l’on retrouve le caractère sec du seigle, avec aussi des notes de fruits jaunes et de fruits secs. Très agréable et déjà prometteur, après un vieillissement en fûts. NB : Le distillat, eau-de-vie sortant de l’alambic, mais ici réduit à 43°, n’est pratiquement jamais disponible en dehors d’une dégustation sur place à la distillerie. C’est donc une vraie rareté qui est ici proposée.
« Harmonieusement fruité et malté »
Fondée en 1924 par le groupe Suntory, c’est la plus ancienne distillerie de whisky du Japon, ayant bénéficié de l’expérience acquise en Ecosse par Matasaka Taketsuru, qui fondera ensuite la maison Nikka. Située entre Kyoto et Osaka, elle se trouve dans une région montagneuse, avec un climat qui n’est pas sans rappeler les Highlands, et bénéficie d’une eau dont la pureté est reconnue depuis le 16ème siècle. Équipée de douze alambics de forme et de contenance variées, la distillerie produit aujourd’hui des malts assez différenciés. Depuis 2023, un vaste programme de modernisation y est en cours de réalisation.
Ambré doré. De la douceur au nez, sur une base céréalière. L’attaque commence aussi en douceur, puis une belle puissance se révèle sur une dominante maltée. Fruits jaunes et notes miellées se développent sur le corps plutôt rond et bien harmonieux. Jolie persistance sur le malté et le fruité.
« Fruité et marin à la fois » …
Après les Flatnöse, blended scotch, et les Barelegs, single malt tourbés, Donald MacKenzie et Mackay Smith, embouteilleurs indépendants surnommés les Islay Boys, lancent une nouvelle gamme de single malts, mais non tourbés cette fois. Leur nom de Picti fait référence à l’ancienne tribu des Picts qui dominaient une grande partie de l’Ecosse au 1er millénaire. L’un, appelé Picti Coast, vient des îles écossaises, avec une forte imprégnation marine. L’autre, le Picti Tribe, développe un côté céréalier et fortement malté.
Nez frais, fumé et herbacé. En bouche, domine le côté fruité (pomme, poire) avec des notes fumées et herbacées. Sur la finale, l’iode marine ressort le plus, avec aussi des notes de pomme acidulée (granny smith). (D’après la description fournie par l’embouteilleur).
ATTENTION CERTAINS PRODUITS PEUVENT ËTRE INDISPONIBLES A LA COMMANDE …
« Agréable, et bio en plus »
Existant depuis 1860, la distillerie Grallet se trouve à Rozelieures, au sud de la Meurthe-et-Moselle. Il y a quelques années, Hubert Grallet, le distillateur, a eu l’idée de s’associer avec Christophe Dupic, cultivateur de céréales, pour élaborer le premier whisky lorrain, à partir d’une eau de grande qualité provenant des sources vosgiennes. Reprenant les techniques écossaises, Rozelieures élabore différents whiskies, avec un intérêt particulier pour les finitions. La distillerie dispose aussi de sa propre malterie, ce qui lui permet maintenant de proposer des malts provenant de parcelles spécifiques.
Jaune doré. Nez discret, plutôt céréalier. Attaque plutôt douce, légèrement miellée. Mais le corps développe aussi une certaine puissance, plutôt chaleureuse. Fruits jaunes (prune surtout), avec de légères notes poivrées. D’une rondeur équilibrée, voilà un malt facile à apprécier, même s’il est un peu “passe-partout“.
ATTENTION CERTAINS PRODUITS PEUVENT ËTRE INDISPONIBLES A LA COMMANDE …
« Chaleureusement malté »
Acquise en 2006 par Neil McGeoch, cette ferme remontant au 18ème siècle et située dans les Lowlands cultive de l’orge pour élever des bovins. Mais, face à la demande des malteurs, Neil McGeoch consacre vers 2015 20 ha à l’orge de brasserie. Rapidement, lui vient l’idée de devenir lui-même distillateur de whisky, installant alambics et fermenteurs dans l’ancienne porcherie et l’étable. Supervisée par John Campbell, ancien directeur de Laphroaig, la gamme décline notamment les périodes de l’activité agricole.
Jaune doré. Nez bien malté, avec de l’ampleur aromatique. Attaque chaleureuse, malgré la réduction. La dominante céréalière, surtout maltée, s’appuie sur une belle puissance avec de la richesse fruitée (fruits jaunes). Net de profil, voilà un malt bien tonique, avec une petite persistance sur les céréales.
ATTENTION CERTAINS PRODUITS PEUVENT ËTRE INDISPONIBLES A LA COMMANDE …
« Brut de fût, mais amadoué par le xérès »
Acquise en 2006 par Neil McGeoch, cette ferme remontant au 18ème siècle et située dans les Lowlands cultive de l’orge pour élever des bovins. Mais, face à la demande des malteurs, Neil McGeoch consacre vers 2015 20 ha à l’orge de brasserie. Rapidement, lui vient l’idée de devenir lui-même distillateur de whisky, installant alambics et fermenteurs dans l’ancienne porcherie et l’étable. Supervisée par John Campbell, ancien directeur de Laphroaig, la gamme décline notamment les périodes de l’activité agricole.
Jaune doré, tirant sur l’ambré. Nez sur la pomme cuite, avec une forte présence de l’alcool. Assez puissant, voire brûlant (une goutte d’eau peut être nécessaire) puis le malté domine, mais complété par des notes fruitées dues au xérès, qui le rendent presque moelleux, voire savoureux. Bien équilibré jusqu’à la finale, longue et persistante. Pourrait bien accompagner un dessert crémeux, voire praliné
ATTENTION CERTAINS PRODUITS PEUVENT ËTRE INDISPONIBLES A LA COMMANDE …
« Tout en douceur… mais pas que… »
Comme l’indique son nom gaëlique (vallon verdoyant), la distillerie est située dans un creux au bord de la rivière Spey. Créée en 1852 par William Mackenzie, elle a été ensuite reliée au réseau de chemins de fer, ce qui a beaucoup infl ué sur son développement. Ce fut la première distillerie du Speyside à être munie de la cheminée se terminant par une pagode, conçue par Charles Doig en 1889. Équipée de six alambics, et plusieurs fois modernisée, son malt est réservé aux blends (Johnnie Walker), et il est très peu embouteillé en single.
Ambré foncé, aux reflets grenat. Nez sur les fruits noirs, presque vineux, aux allures liquoreuses. Attaque puissante, mais avec beaucoup de moelleux. Douceur générale, aux accents fruités (cassis, mûre) avec une petite pointe poivrée qui relève bien la finale. Persistance assez longue, avec plus de caractère et de puissance. De quoi bien accompagner un dessert glacé ?
ATTENTION CERTAINS PRODUITS PEUVENT ËTRE INDISPONIBLES A LA COMMANDE …
« Une belle harmonie » …
Les Irlandais Bernard et Rosemary Walsh ont créé en 1999 leur société afin de commercialiser leur recette… d’Irish Coffee. Sept ans plus tard, ils signent un contrat d’approvisionnement auprès d’Irish Distillers pour élaborer leurs propres assemblages, conçus comme des versions modernes des whiskeys traditionnels, et qu’ils commercialisent sous la marque The Irishman. Ils créent ensuite leur propre distillerie, ainsi que leur marque, Writer’s Tears. Elle rend hommage aux écrivains ayant trouvé leur inspiration dans le “champagne du whiskey irlandais“ assemblage de pot still et de whiskey de malt.
Ambré doré. Nez puissant et délicat à la fois, bien malté. Attaque chaleureuse mais toute en finesse et élégance. Le corps est doux, voire crémeux, sans manquer de puissance aromatique, avec beaucoup de fruité (pomme, poire, coing), des notes de fruits secs et de cacao. L’ensemble est bien équilibré et fondu, dans une belle harmonie générale.