« Bien tourbé, en toute sérénité »
Longtemps atypique par rapport aux autres distilleries d’Islay (car n’utilisant pas de malts tourbés), elle est située tout au nord de l’Île. Signifiant “Bouche de la crique”, elle se prononce Bouna’hav’n en gaélique. Fondée en 1881 par William Robertson et les frères Greenless, elle a connu plusieurs longues périodes d’arrêt, y compris après avoir été agrandie en 1963. Après quelques années d’incertitude, elle a été rachetée en 2003 par Burn Stewart, qui appartient maintenant au groupe Distell, et qui a relancé la commercialisation et développé de nouvelles expressions, notamment tourbées.
Jaune doré. Au nez, la tourbe se manifeste rapidement, avec des fruit secs (raisin, datte, figue). Attaque en bouche puissante, voire brûlante (un peu d’eau peut être nécessaire). Plutôt huileux, le corps se développe sur la tourbe et le fruité, avec des notes fumées et de cacao. Longue finale sur la tourbe et le tabac (havane), et une persistance toute en sérénité.
« La richesse d’un long vieillissement »
Située à Clermont dans le Kentucky, la distillerie Jim Beam a été fondée en 1795 et a connu sept générations de distillateurs de la même famille. L’un deux, Booker Noe, a créé une gamme de small batchs, des distillats élaborés et vieillis en petite quantité. Knob Creek se caractérise par l’envie de recréer des bourbons d’avant la prohibition, avec principalement un vieillissement de 9 ans (contre 4 pour la majorité des bourbons). Existe aussi sous cette marque un whiskey de seigle (rye).
Ambré tirant sur le roux. Nez puissant, suave avec une dominante épicée très riche. Attaque bien boisée et vanillée, assez forte en alcool mais aussi accompagnée d’une grande douceur générale. L’ensemble est corpulent, mais sans la rudesse âcre des bourbons plus jeunes. Longue finale bien persistante, qui ne s’oublie pas de sitôt.
« Épicé et chaleureux »
Fondée en 1814 tout au sud de l’Ecosse, dans les Lowlands, cette ferme-distillerie possédant beaucoup de charme a été de nombreuses fois fermée puis réouverte au long de son histoire. La dernière fermeture, en 1993, a failli lui être fatale, même si elle avait été aménagée en centre de visite, mais un Irlandais à la recherche d’une maison de campagne en est tombé amoureux et a décidé de relancer la production depuis 1999. Menacée de fermeture, elle a été reprise en 2015 par l’australien David Prior, qui a relancé la production deux ans après avoir rénové en grande partie la distillerie.
Jaune paille. Nez assez fermé, avec quelques notes miellées et légèrement maltées. Franche attaque avec des notes poivrées, puis se développe un beau fruité (pomme cuite) bien épicé et un boisé discret en arrière-plan. Facile d’accès, il se termine sur une persistance épicée et très chaleureuse.
« Puissant mais savoureux »
En face de l’île de Skye, Raasay est une petite île balayée par les vents où ne vivent que 120 habitants. Arrière-petit-fils de blender, Alasdair Day y ouvre une distillerie en 2017, après avoir relancé la marque de blend Borders Whisky. Utilisant de l’orge récolté sur place, la distillerie de petite capacité (220 000 litres d’alcool par an) mise surtout sur des vieillissements originaux, réalisés sur l’île, utilisant des types de fûts peu utilisés en Ecosse.
Ambré sur l’auburn. Nez assez puissant, animal, champignon, bois de santal. Attaque d’abord assez ronde, puis beaucoup plus sur l’alcool et le poivre noir (un peu d’eau peut être nécessaire). Le boisé, présent en arrière-plan, ne se fait pas trop sentir, le caractère sec l’emportant largement, avec de belles notes de fruits cuits. Persistance bien savoureuse.
« Sec et moelleux à la fois »
En face de l’île de Skye, Raasay est une petite île balayée par les vents où ne vivent que 120 habitants. Arrière-petit-fils de blender, Alasdair Day y ouvre une distillerie en 2017, après avoir relancé la marque de blend Borders Whisky. Utilisant de l’orge récolté sur place, la distillerie de petite capacité (220 000 litres d’alcool par an) mise surtout sur des vieillissements originaux, réalisés sur l’île, utilisant des types de fûts peu utilisés en Ecosse.
Ambré. Nez discret, plutôt céréalier. En bouche, attaque sèche et puissante, chaleureuse, avec une belle rondeur apportée par les fûts de xérès. Notes de fruits rouges (cassis, cerise). Belle association entre la sècheresse du seigle et le moelleux du xérès. Permanence sur le fruité.
« De la tourbe, mais pas seulement »
Sous cette dénomination originale (« Comme nous l’avons trouvé »), Ian Mac Leod propose régulièrement l’embouteillage d’un fût unique (single cask) soutiré sans la moindre manipulation : pas de réduction, pas de filtrage à froid, pas de colorant. Pur et naturel, peut-on dire. Tout repose bien évidemment sur le talent et le savoir-faire du maître de chais pour sélectionner un fût intéressant. Cette fois, son choix s’est porté sur un fût en provenance d’une distillerie d’Islay.
Jaune très pâle. Au nez, belle intensité tourbée, sans être agressive. La tourbe domine également en bouche, avec des accents phénoliques marqués, et un bel effet de poivre noir. La tourbe comme on l’aime, puissante sans exagération, avec une belle variation aromatique sur le fruité (poire surtout) et une très longue persistance. A ne pas manquer, surtout à ce prix-là !
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« Particulièrement harmonieux »
Ouverte en 2005 sur Islay, cette distillerie entend renouer avec l’esprit des anciennes distilleries agricoles. Elle a donc été créée dans une ferme et utilise l’orge récoltée sur l’exploitation, qui est également maltée sur place. Malgré une production très réduite, la distillerie jouit d’une belle réputation internationale, rendant ses malts peu disponibles.
Jaune doré. Nez assez puissant, surtout marqué par les céréales et du fruité (prune jaune). Assez fort à l’attaque, il évolue entre puissance et rondeur, avec un aspect tannique, sur le tabac de cigare en arrière-plan. Chaleureux dans l’ensemble, et très équilibré sur le fruité (fruits secs, amande, cacahuète grillée). Un grand digestif, particulièrement harmonieux.
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« De la rondeur derrière la chaleur »
Avec un nom qui signifie en gaélique “le détroit d’Islay”, un emplacement en face de l’île de Jura, et une eau bien tourbée, la distillerie a toujours eu de quoi intéresser les amateurs de malts puissants. Bien que fondée en 1846, Caol Ila a été complètement remaniée vers 1972 par United Distillers (Diageo aujourd’hui). Compte tenu de la demande, elle a été à nouveau agrandie en 2011, ce qui porte sa capacité à 6,5 millions de litres par an. Élégants et bien tourbés, ses malts sont disponibles en de multiples versions, mais existent aussi des malts non tourbés.
Ambré. Nez élégamment vineux, discrètement tourbé. En bouche, la tourbe se manifeste davantage, dans un registre plutôt terreux mais accompagné d’une agréable douceur fruitée (fruits jaunes) apportée par le xérès blanc. Il devient plus épicé (poivre noir) sur la finale, avec une belle persistance assez tourbée.
« Fin et charmeur » …
Existant depuis 1860, la distillerie Grallet se trouve à Rozelieures, au sud de la Meurthe-et-Moselle. Il y a quelques années, Hubert Grallet, le distillateur, a eu l’idée de s’associer avec Christophe Dupic, cultivateur de céréales, pour élaborer le premier whisky lorrain, à partir d’une eau de grande qualité provenant des sources vosgiennes. Reprenant les techniques écossaises, Rozelieures élabore différents whiskies, avec un intérêt particulier pour les finitions. La distillerie dispose aussi de sa propre malterie, ce qui lui permet de proposer des malts provenant de parcelles spécifiques.
Jaune doré. Nez un peu discret, plutôt fin et charmeur. Attaque assez brûlante, mais acceptable pour les palais exercés. Avec deux gouttes d’eau, il se révèle plus aromatique (raisin blanc, fruits secs) et toujours bien épicé (poivre noir). Mais la tourbe annoncée n’est guère perceptible, sauf par quelques notes fumées en arrière-plan. Long dès la finale et aussi dans la persistance.
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« Une alchimie convaincante »
Située tout à l’ouest du Danemark, la ville de Stauning abrite depuis 2009 la première distillerie de whisky du pays, créée par un groupe d’amis estimant que les ressources du pays permettaient d’en faire vivre une. Utilisant de petits alambics, la distillerie utilise des céréales cultivées et maltées sur place. Ayant reçu en 2015 l’aide d’un fonds financé par Diageo, ils ont pu s’agrandir depuis, tout en élaborant leurs whiskies sur les mêmes principes.
Ambré assez clair. Nez plutôt céréalier, avec des traces de chocolat noir. La bouche est puissante, assez boisée et marquée par les fruits secs et le cacao. L’ensemble, bien sec, est relevé par une pointe de piment, avec du malt torréfié. Une alchimie franchement atypique, mais bien convaincante !