Pour un soir d’automne …
La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie, au nord, dans le petit port qui porte le même nom. Ses premières traces remontent à 1795, lors de sa création par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez spora-dique, avec notamment près de 40 ans de fermeture à partir des années 30. En outre, elle porta un temps le nom de Ledaig dans les années 70. Depuis sa reprise par Burn Stewart, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons : Tobermory et Ledaig, ce dernier étant tourbé.
Jaune doré. Nez fauve, animal, un peu musqué, avec du caramel au beurre. Attaque moelleuse sur les fruits cuits et la tarte Tatin. De l’ampleur en bouche, avec aussi des fruits secs (amande, noisette, raisin de Corinthe) et des arômes de sous-bois. Belle persistance sur ce fruité un peu caramélisé, aux senteurs automnales.
Arran est l’unique distillerie de whisky située elle a été fondée en 1995. Arran a une longue histoire dans le monde du whisky. Au milieu du xviiie siècle il existait près de cinquante distilleries sur l’île (la plupart clandestines), mais elles ont toutes fermé depuis. La création de la nouvelle distillerie en 1995 renouvelle donc la tradition sur Arran. L’eau-de-vie qui y est produite a reçu l’appellation « whisky » en 1998.
Robustement vôtre …
En face d’ Islay, et peuplée de cerfs (qui lui ont donné son nom en ancien norvégien), l’île de
Jura, montagneuse et peu habitée, doit une partie de sa célébrité à George Orwell, qui, dans ce
cadre tourmenté, y a écrit son roman 1984. La distillerie remonte au moins au début du 19ème
siècle, mais a été remaniée et modernisée à plusieurs reprises depuis. Elle se caractérise par des alambics aux cols très longs. Depuis quelques années, sont élaborés des malts tourbés, ce qui n’était pas le cas auparavant.
Jaune doré. Nez malté, fruits jaunes, avec un peu de miel. Attaque puissante (surtout à ce degré) reposant sur une dominante maltée, bien relevée par le poivre noir. Le fruité se fait plus discret qu’au nez, ainsi que le miel, le corps robuste et sec laissant passer quelques notes végétales. Finale assez longue sur la dominante épicée.
Moelleux et épicé
En face d’Islay, et peuplée de cerfs (qui lui ont donné son nom en ancien norvégien), l’île de Jura, montagneuse et peu habitée, doit une partie de sa célébrité à George Orwell, qui, dans ce cadre tourmenté, y a écrit son roman 1984. La distillerie remonte au moins au début du 19ème siècle, mais a été remaniée et modernisée à plusieurs reprises depuis. Elle se caractérise par des alambics aux cols très longs. Depuis quelques années, sont aussi élaborés des malts tourbés, ce qui n’était pas le cas auparavant.
Jaune d’or. Nez de céréales et de paille séchée, avec quelques notes musquées après aération. Puissant mais supportable à l’attaque, il se développe avec moelleux et rondeur sur un caractère plus fruité : prune rouge, pomme cuite, avec des notes épicées : cardamone, poivre gris. Finale sèche et astringente, assez apéritive mais pouvant bien s’apprécier en fin de repas.
Pour un soir d’automne
La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie, au nord, dans le petit port qui porte le même nom. Ses premières traces remontent à 1795, lors de sa création par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez sporadique, avec notamment près de 40 ans de fermeture à partir des années 30. En outre, elle porta un temps le nom de Ledaig dans les années 70. Depuis sa reprise par Burn Stewart, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons : Tobermory et Ledaig, ce dernier étant tourbé.
Jaune doré. Nez fauve, animal, un peu musqué, avec du caramel au beurre. Attaque moelleuse sur les fruits cuits et la tarte Tatin. De l’ampleur en bouche, avec aussi des fruits secs (amande, noisette, raisin de Corinthe) et des arômes de sous-bois. Belle persistance sur ce fruité un peu caramélisé, aux senteurs automnales.
Crémeux et fruité
Comptant plus de deux siècles d’existence, la distillerie des îles Orkneys (Orcades), l’une des plus septentrionales ’Ecosse, a connu le succès très tôt, avec des malts appréciés dès 1833 par le tsar de Russie et le roi du Danemark. Highland Park possède toujours sa propre malterie. En 12 ans d’âge, c’est l’un des malts les plus vendus dans le monde, mais les autres versions sont plus rares… sauf au Clan.
Au nez, belle présence du xérès, avec une touche de fumé et des notes de fruits rouges (cerises et cassis). En bouche, la texture est crémeuse et dense avec beaucoup de fruits rouges. Notes de xérès à l’attaque, qui laissent progressivement place à des notes plus crémeuses et une douceur fumée. La finale, toujours crémeuse, est équilibrée entre la fumée et les fruits rouges.
Chaud devant
Fondée en 1831, et seule rescapée sur l’ile de Skye qui en compta jusqu’à sept, la distillerie a connu un passé au moins aussi tourmenté que le relief volcanique de l’île : nombreux propriétaires, plusieurs fermetures, rapports ombrageux avec les seigneurs MacLeod. Son rachat par EXIL (Diageo) a permis de développer ce malt original dans la collection « Classic », même si les embouteillages non officiels sont rarissimes. Jaune doré tirant sur l’ambré.
Nez puissant, à la fois souffre et maritime. Attaque brûlante, mais chaleureuse aussi, avec beaucoup de poivre noir, d’épices et de notes à peine tourbées. Superbe richesse aromatique, avec du toffee, des fruits cuits, de la tarte Tatin, tout en restant sec et très apéritif. A savourer à très petites gorgées, ou avec quelques gouttes d’eau pour les gosiers sensibles. Direct, tranchant et incroyablement aromatique : à ne manquer sous aucun prétexte.
Tout en finesse
Ce whisky est originaire d’une distillerie bien connue située sur l’île de Skye. Robe jaune paille, très pâle. Nez marqué par le fumé et l’épicé. Beaucoup de vivacité à l’attaque, avec une touche crémeuse très enrobante. La dominante fumée et poivrée se confirme et se développe avec une longue persistance. La structure est très élégante, plutôt aérienne, sans aucune lourdeur. Très apéritif et excitant, avec le retour des notes épicées en fin de bouche.
Un peu jeune encore
En face d’Islay, et peuplée de cerfs (qui lui ont donné son nom en ancien norvégien), l’île de Jura, montagneuse et peu habitée, doit une partie de sa célébrité à George Orwell, qui, dans ce cadre tourmenté, y a écrit son roman 1984. La distillerie remonte au moins au début du 19e siècle, mais a été remaniée et modernisée à plusieurs reprises depuis. Elle se caractérise par des alambics aux cols très longs. Depuis quelques années, sont apparus des malts tourbes, ce qui n’était pas le cas auparavant.
Jaune très pâle. Nez discret, plutôt herbacé avec de rares notes de fruits jaunes (pêche). L’attaque est assez vive, et même plutôt brûlante pour un réduit. Le corps est par contre assez gras, moelleux, mais bien épicé, avec une dominante poivrée qui l’emporte sur le reste : céréales, fruits secs, raisin muscat. Il aurait sans doute mérité de rester quelques années de plus en fûts pour mieux se développer. A apprécier surtout à l’apéritif.
Un fruité exotique
En face d’Islay, et peuplée de cerfs (qui lui ont donné son nom en ancien norvégien), l’île de Jura, montagneuse et peu habitée, doit une partie de sa célébrité à George Orwell, qui, dans ce cadre tourmenté, y a écrit son roman 1984. La distillerie remonte au moins au début du 19ème siècle, mais a été remaniée et modernisée à plusieurs reprises depuis. Elle se caractérise par des alambics aux cols très longs.
Jaune très clair. D’abord discret, le nez se développe sur un caractère à peine fruité avec des notes de résine. D’abord moelleuse, la bouche évolue vite sur une belle puissance avant tout épicée. Puis se développent des notes fruitées : poire, fruit de la passion, mangue, au caractère assez exotique. Sec et plutôt astringent, avec une forte domination des épices. Très apéritif.