« Une finesse très équilibrée »
Existant depuis 1860, la distillerie Grallet se trouve à Rozelieures, au sud de la Meurthe-et-Moselle. Il y a quelques années, Hubert Grallet, le distillateur, a eu l’idée de s’associer avec Christophe Dupic, cultivateur de céréales, pour élaborer le premier whisky lorrain, à partir d’une eau de grande qualité provenant des sources vosgiennes. Reprenant les techniques écossaises, Rozelieures propose plusieurs whiskies différents, avec un intérêt particulier pour les finitions.
Jaune doré. Nez suave, bien marqué par le malt, avec aussi des raisins de Corinthe et du biscuit. La bouche est puissante (surtout pour un réduit) et concentrée sur la dominante maltée, avec aussi des fruits secs, du raisin blanc, du caramel au beurre et quelques notes épicées. Un assemblage très équilibré, avec beaucoup de subtilité et de finesse aromatiques. Longue finale bien persistante.
Nous avons apporté un soin tout particulier à cet assemblage. Authentique, tel est l’adjectif qui caractérise le mieux ce beau whisky de grain et de malt. Dans sa composition intervient un minimum de 45 % de malt.
Tout en élégance, il associe une dominante fruitée à quelques notes de bruyère séchée. Une pointe de fraîcheur marine contribue au caractère parfaitement équilibré de ce blended.
« Vigoureusement tourbé » ….
Ce single malt d’Islay, qui signifie “Tête fumée“ a été sélectionné et assemblé par Ian MacLeod pour sa puissance tourbée. Il se caractérise également par son packaging représentant un crâne stylisé La gamme comprend maintenant cinq références, avec des finitions en fût de xérès et de rhum.
Jaune doré. La tourbe, plutôt végétale, s’installe progressivement au nez. L’attaque est puissante, voire brûlante, avec de belles notes d’épices et de poivre noir. Sec de dominante, il devient un peu plus rond et fruité (raisins secs, amande) sans rien perdre de sa vigueur. Plus riche qu’on aurait pu le supposer, sa finale chaleureuse persiste longuement sur des notes avant tout tourbées
« Suave et gourmand »
Donald MacKenzie (ambassadeur whisky chez Dugas) et son ami d’enfance Mackay Smith ont créé leur société d’embouteilleurs indépendants en lançant des blended malts sous la marque Flatnöse, du nom d’un seigneur des îles appelé « Nez Plat ». Puis ont suivi un premier Bårelegs, single malt bien tourbé provenant d’Islay (leur île natale), puis un single malt provenant des Highlands. Tous leurs whiskies sont embouteillés sans filtration à froid.
Ambré clair. Nez suave et gourmand sur le malt et le caramel. En bouche, le corps est bien malté, plutôt généreux, sur la pomme cuite. Le moelleux s’accompagne de quelques notes de vanille et de banane flambée, assez discrètes. La finale a un solide caractère et une longue
persistance.
« Suave rencontre sous les tropiques »
Existant depuis 1860, la distillerie Grallet se trouve à Rozelieures, au sud de la Meurthe-et-Moselle. Il y a quelques années, Hubert Grallet, le distillateur, a eu l’idée de s’associer avec Christophe Dupic, cultivateur de céréales, pour élaborer le premier whisky lorrain, à partir d’une
eau de grande qualité provenant des sources vosgiennes. Reprenant les techniques écossaises,
Rozelieures propose plusieurs whiskies différents, avec un intérêt particulier pour les finitions.
Jaune très pâle, presque incolore. Nez rond et moelleux, sur la vanille bourbon, avec un tendre fruité. Attaque suave, puis plus sèche (banane séchée), avec un malté bien structurant en arrière-plan. Des notes bien épicées jusqu’à la finale, un peu courte et peu persistante. Très atypique, mais délicieuse rencontre sous les tropiques.
« Atypique, surtout pour un Islay »
Longtemps atypique par rapport aux autres distilleries d’Islay (car n’utilisant pas de malts tourbés), elle est située tout au nord de l’Île. Signifiant “Bouche de la crique”, elle se prononce Bouna’hav’n en gaélique. Fondée en 1881 par William Robertson et les frères Greenless, elle a connu plusieurs longues périodes d’arrêt, y compris après avoir été agrandie en 1963. Après quelques années d’incertitude, elle a été rachetée en 2003 par Burn Stewart qui a relancé la commercialisation et développé de nouvelles expressions, notamment tourbées.
Jaune pâle. Nez discret, plutôt céréalier (paille) à l’aération. Sec à l’attaque, avec des notes poivrées, il se développe dans la même tonalité, évoluant même sur une forte astringence. Fruits jaunes (poire, pomme) lui donne un peu d’ampleur aromatique. Sec et minéral jusqu’à la fi nale, le rendant surtout intéressant à l’apéritif. Très inhabituel pour cette distillerie d’Islay.
Fruits secs et épices, avant tout …
Installée au coeur du Speyside, cette distillerie moderne (fondée en 1967) à proximité d’Edradour est utilisée essentiellement par les blenders, Mackinlay-Mc Pherson d’abord, puis Campbell depuis 1989, après une période de sommeil, suivi d’une augmentation des capacités de production par Pernod-Ricard… qui l’a ensuite revendu à un groupement indépendant. Il n’existe qu’un seul malt officiel, les autres venant des embouteilleurs indépendants.
Jaune un peu doré. Nez surtout malté, un peu de sous-bois et de caramel. Attaque d’abord moelleuse, puis il devient plus sec et épicé, avec de la puissance. Harmonieux, il est bien fondu sur les fruits compotés, l’abricot sec et les raisins de Corinthe brun. De plus en plus sec jusqu’à la finale, avec toujours une présence bien épicée. Plutôt un apéritif, mais pas seulement…
Céréalier avant tout Fondée en1896 par les frères Dewar dans la région de Perth (Eastern Highland). Conçue dès ses origines pour alimenter en single malt le blend Dewar aujourd’hui leader sur le marché U.S. Avec sa reprise par Baccardi en1998, le single malt est aujourd’hui plus largement commercialisé, notamment à des âges différents.
Jaune d’or, un peu pâle. Nez de céréales maltées, assez chaleureux, avec un léger caractère miellé. L’attaque est franche, puissante et épicée. Le corps est plus souple, assez charpenté. Dominante aromatique sur les céréales (corn flakes) mais avec une nette présence de poivre noir et des traces de gingembre. Même longueur en bouche, longue et persistante. Un malt avant tout céréalier, voir campagnard.
Richement aromatique …
Fondée en 1793 par les frères Stevenson, des hommes d’affaires qui ont aussi créé un chantier
naval et une tannerie, cette distillerie est située aujourd’hui au coeur d’une région devenue très
touristique des Western Highlands. De petite capacité (870 000 litres par an au maximum), elle est bien connue et appréciée depuis que Diageo l’a inscrite dans sa gamme des Classic Malts. Très aromatiques, ses malts sont uniquement destinés à être commercialisé en single, ce qui est exceptionnel en Ecosse.
Ambré doré. Nez floral, avec des notes de miel et une petite pointe de fumé. Attaque chaleureuse, avec une dominante de fruits cuits. Puis il devient plus épicé, offrant un assemblage doux/amer plutôt original. Avec une très grande richesse aromatique, il développe aussi des notes de boisé, de foin coupé, mais aussi de poivre noir et de cuir vieilli. Le corps est constamment puissant, bien charpenté, jusqu’à une belle finale pleine et de longue persistance. Un grand classique, sans aucun doute.
Pour finir la soirée …
A l’est des Highlands, près d’Aberdeen, Glen Garioch (qui se prononce “glenn guirie”) remonte à la fin du 18ème siècle, et plusieurs bâtiments d’origine ont été conservés, ainsi que les aires de maltage, inutilisées depuis 1979. Longtemps propriété de DCL, elle fait partie du groupe Morrison Bowmore (Suntory) depuis 1970, et, après une mise en sommeil en 1995, elle a repris du service deux ans plus tard… faute d’avoir trouvé un repreneur. La gamme des embouteillages officiels a été complètement revue en 2009.
Ambré un peu cuivré. Nez sur la pomme cuite, plutôt liquoreux avec du caramel au beurre. Bien sec à l’attaque, il se développe sur les fruits cuits et le caramel, accompagné par des épices (poivre noir surtout). Bien puissant pour son âge et malgré la réduction, il est chaleureux avec une finale très persistante sur un peu de boisé. Un bon compagnon de fin de repas.