Chaleureux et épicé …
Existant depuis 1860, la distillerie Grallet se trouve à Rozelieures, au sud de la Meurthe-et-
Moselle. Il y a quelques années, Hubert Grallet, le distillateur, a eu l’idée de s’associer avec Christophe Dupic, cultivateur de céréales, pour élaborer le premier whisky lorrain, à partir d’une eau de grande qualité provenant des sources vosgiennes. Reprenant les techniques écossaises,
Rozelieures propose déjà plusieurs whiskies différents, avec un intérêt particulier pour les finitions.
Ambré. Nez chaleureux, poivré et notes de caramel brun, de cuir et de raisins de Corinthe roux. Attaque forte, voire brûlante pour ce degré. La bouche a de l’ampleur, on retrouve les notes du nez, mais en plus sucrées, et davantage de fruits jaunes bien mûrs. Finale très épicée et sèche, mais d’une persistance assez courte.
Une harmonieuse douceur
Ambré soutenu, reflets cuivrés. Nez chaleureux, fauve, bois de santal, caramel bien cuit, avec une pointe d’acidité (vinaigre de vin). Attaque moelleuse, enveloppante, puis se développe un caractère plus affirmé, sans perdre de sa douceur. Pommes cuites, pruneau, caramel, cacao amer se fondent dans une belle harmonie qui reste dominée par le malt cristal. Belle finale assez longue, toujours sur la douceur harmonieuse. Une belle version japonaise de la sérénité mais aussi moelleuse et d’une grande richesse aromatique.
Un peu d’eau est souhaitable pour atténuer la puissance de l’alcool. Il devient alors plus accessible, très harmonieux et d’une grande richesse aromatique. On retrouve tous les arômes du nez, avec aussi un peu de cannelle, du cuir neuf et beaucoup d’épices. Un peu de tourbe se fait même sentir sur la fin de bouche. Beaucoup de rondeur, mais aussi un vrai caractère jusqu’à la finale, plutôt tannique et sèche. Un savoir-faire parfaitement maîtrisé à tous les stades de l’élaboration.
Un mariage réussi ?
Créée à la fin des années 80 par John Teeling, la distillerie Cooley a mis fin au monopole d’Irish Distillers en élaborant des whiskies de malt et de grain, ainsi que des blends. Bien que reprenant d’anciennes marques (Tyrconnell, Locke’s) ou en créant de nouvelles, elle n’utilise pas les méthodes irlandaises, mais bien plus celles d’Ecosse, comme la double distillation ou l’emploi de malts tourbés, surtout dans son single malt Connemara, qui est un des rares en Irlande à être embouteillé brut de fût.
Couleur ambré léger. Nez fermé, légèrement boisé avec une petite pointe fruitée. En bouche, d’abord moelleux, il devient vite plus explosif et épicé. Les notes de boisé et surtout de fruits cuits (pruneau) dominent largement la tourbe, assez peu sensible. Une astringence un peu âcre se poursuit jusqu’à la finale, de persistance moyenne. On a connu des mariages plus réussis entre tourbe et xérès…