Tourbé, mais bien apéritif
Distillerie vedette de l’île d’Islay, elle se prévaut notamment de son ancienneté, avec une fondation en 1779 qui en fait une des plus vieilles d’Ecosse. Pratiquant toujours le maltage d’une partie de ses orges, elle commercialise une des plus vastes gammes de single malts du marché émanants d’une seule distillerie, depuis le Legend (8 ans) jusqu’au mythique Black Bowmore (1964, 50 °) réservé à une élite… fortunée.
Ambré soutenu aux reflets acajou. Au nez, la tourbe s’installe rapidement, dans un ensemble plutôt végétal que vraiment fumé. En bouche, attaque assez piquante et vive. Puis le fruité (pruneau) rivalise avec la tourbe, dans un contexte bien épicé et poivré, mais qui conserve une belle fraîcheur. La finale évolue fortement sur l’astringence, développant ainsi un caractère avant tout apéritif… de façon un peu inattendue pour un malt de cet âge.
Fleurs, fruits et épices : tout un programme
Fondée en 1814 tout au sud de l’Ecosse, dans les Lowlands, cette ferme distillerie possédant beaucoup de charme a été de nombreuses fois fermée puis rouverte tout au long de son histoire. La dernière fermeture, en 1993, a failli lui être fatale, même si elle avait été aménagée en centre de visite, mais un Irlandais à la recherche d’une maison de campagne en est tombé amoureux et a décidé de relancer la production depuis 1999.
Jaune très pâle. Nez sec, plutôt citrique, avec des notes de fleurs blanches. Attaque vive et sèche, puis il se révèle plutôt moelleux, avec une richesse florale et fruitée d’un grand intérêt : pissenlits, pêche blanche, pomme verte, le tout bien relevé par des notes de poivre gris et de coriandre. L’ensemble devient plus sec jusqu’à la finale, même si le miel continue à se faire sentir jusqu’au bout. Un Lowlands au caractère bien marqué, d’une vraie originalité.