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Benrinnes

Bien sec, donc apéritif …

Situé à plus de 200 mètres d’altitude sur le versant nord du mont du même nom, le site est alimenté par des eaux abondantes et bien filtrées par le granit. Ce qui explique l’implantation ancienne d’une distillerie (avant 1820). Entièrement reconstruite en 1955 et équipée d’alambics supplémentaires 11 ans plus tard, ses malts alimentent les blends J&B, Johnnie Walker et Crawford’s, avec une distillation en deux étapes et demi, aujourd’hui abandonnée. Le single malt est rare sur le marché… sauf pour les membres du Clan.

Jaune clair. Nez à dominante maltée, avec fruits jaunes. Attaque plutôt moelleuse, mais bien relevée par le poivre noir. Il devient plus sec par la suite, conservant son fruité, mais allant jusqu’à à une légère astringence en fond de bouche. A conseiller plutôt à l’apéritif, en raison de sa finale sèche.

Glen Moray

Pour les amateurs de liquoreux …

Cette ancienne brasserie a été transformée en distillerie en 1897, avec l’autorisation d’accompagner son nom de la mention Glenlivet. Elle est située près d’Elgin, disposant de grandes quantités d’eau et d’orges réputées. Depuis son rachat par La Martiniquaise, en 2008, sa production a été fortement accrue pour alimenter les blends Label 5 et Glen Turner, tout en commercialisant des malts maturés en fûts variés.

Jaune doré. Nez bien malté, marqué par l’alcool et quelques notes liquoreuses. Attaque puissante voire brûlante, pouvant nécessiter l’ajout d’un peu d’eau. Corps rond et moelleux, voire liquoreux l’apparentant presque à un sauternes. La poire et le coing dominent, soutenus par le poivre noir de l’alcool. Manifestement, le xérès a donné beaucoup d’ampleur au malt, surtout non réduit.

Glenallachie

Miellé et fruité …

Installée au coeur du Speyside, cette distillerie moderne (fondée en 1967) à proximité d’Edradour est utilisée essentiellement par les blenders, Mackinlay-Mc Pherson d’abord, puis Campbell (Pernod-Ricard) depuis 1989, après une période de sommeil, suivi d’une augmentation des capacités de production. Il n’existe qu’un seul malt officiel, les autres venant des embouteilleurs indépendants.

Jaune doré. Nez puissant, d’abord animal, puis surtout malté et à dominante végétale. Attaque pleine de vivacité, voire un peu brûlante pour son degré, puis il se révèle bien moelleux,
avec des notes de miel, de cire d’abeille, et du fruit jaune (prune surtout). Finale un peu plus sèche, avec de l’ampleur sur le fruité et le miel.

Caol Ila

Tourbé, mais aussi épicé et tannique …

Avec un nom qui signifie en gaélique “le détroit d’Islay”, un emplacement en face de l’île de Jura, et une eau bien tourbée, la distillerie a toujours eu de quoi intéresser les amateurs de malts puissants. Bien que fondée en 1846, Caol Ila a été complètement remaniée vers 1972 par United Distillers (Diageo aujourd’hui). Compte tenu de la demande, elle a été à nouveau agrandie en 2011, ce qui porte sa capacité à 6,5 millions de litres par an. Elégants et bien tourbés, ses malts sont aujourd’hui disponibles en de multiples versions, mais sont lancés aussi des malts non tourbés.

Au nez, de la tourbe végétale, présente mais encore discrète avant aération. Attaque chaleureuse, avec un caractère sec où  la tourbe est prépondérante. Elle s’accompagne de notes poivrées et épicées, ne laissant guère de place à un léger fruité sous-jacent. Le vieillissement a accru le caractère tannique, voire un peu astringent de la fin de bouche.

Springbank

Tel qu’on l’aime …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Dès le nez, la tourbe est là, mi-végétale, mi-animale, avec ce persistant fruité tellement caractéristique. Attaque puissante, d’un bloc, puis se développe un ensemble très complet qui décline le malté, le caramel au beurre, les raisins de Corinthe, la poire mûre et du poivre noir sur la finale… Et bien entendu la tourbe, qui ne se fait surtout pas oublier. Encore une référence incontournable, et qui n’a pas besoin de finition pour atteindre des sommets.

Kilkerran

Entre fruité et boisé …

Glengyle est la nouvelle distillerie de Campbeltown, installée entre 2000 et 2004 par la société Springbank. Il s’agit de la renaissance d’un site qui a été en activité de 1872 à 1925, appartenant à un membre de la famille Mitchell. Le malt qui est élaboré à Glengyle porte le nom de Kilkerran (pour des raisons de propriété commerciale), qui fait référence au saint évangélisateur de la région.

Jaune clair. Nez un peu fermé, puis chaleureux sur les fruits secs et un peu de tourbe. Un peu brûlant malgré la réduction, le corps est d’abord sec, puis se développe sur une belle onctuosité marquée par la pêche, le coing et un peu de miel. Il évolue sur des notes davantage boisées, avec de la réglisse, tout en conservant la tourbe en arrièreplan et quelques notes salées. Longue persistance, surtout pour un malt réduit de cet âge. C’est la première version officielle commercialisée par Springbank.

Springbank

Encore jeune, mais déjà sur la tourbe …
La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré soutenu. Au nez, demande de l’aération avant de développer son côté végétal, à peine marqué par la tourbe. En bouche, très puissant, voire brûlant, mais avec du moelleux. Comme au nez, dominante végétale marquée la tourbe, très peu phénolique, avec de la compote de pomme. Corps puissant, carré car encore jeune. Sur la finale, apparition de légères notes poivrées et fumées qui persistent bien ensuite.

Blair Athol

Agréable apéritif …

Cette distillerie des Highlands remonte à la fin du 18ème siècle, appelée alors Aldour, mais elle a été ensuite déplacée puis plusieurs fois agrandie, notamment en 1973 avec le doublement du nombre d’alambics. A noter que le village dont elle porte le nom s’écrit lui avec deux “l”. Ses malts servent essentiellement aux blends de Bell’s (Diageo), et ne sont que rarement disponibles, sauf pour des éditions commémoratives limitées.

Jaune pâle. Nez fermé, à part un peu de fruits jaunes à l’aération. Plutôt doux à l’attaque, puis sa puissance se développe progressivement, surtout sur le fruité (prune jaune). Apéritif agréable, un peu astringent. On comprend que l’essentiel de la production sert à alimenter les blends, et qu’il ne fait pas l’objet d’embouteillages officiels.

Springbank

Très complet… et surtout délicieux !

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Nez mi-végétal mi-animal. Attaque onctueuse en bouche, malgré un caractère un peu brûlant. D’une grand puissance, il se développe surtout sur la tourbe végétale (bien plus que phé- nolique), mais s’accompagne de fruits jaunes (prune, poire) relevés par un peu de poivre noir. Harmonieux et très complet, as usual… et surtout délicieux, une fois de plus !

Glenallachie

Miellé et fruité …
Installée au coeur du Speyside, cette distillerie moderne (fondée en 1967) à proximité d’Edradour est utilisée essentiellement par les blenders, Mackinlay-Mc Pherson d’abord, puis Campbell (Pernod-Ricard) depuis 1989, après une période de sommeil, suivi d’une augmentation des capacités de production. Il n’existe qu’un seul malt officiel, les autres venant des embouteilleurs indépendants.

Jaune doré. Nez puissant, d’abord animal, puis surtout malté et à dominante végétale. Attaque pleine de vivacité, voire un peu brûlante pour son degré, puis il se révèle bien moelleux, avec des notes de miel, de cire d’abeille, et du fruit jaune (prune surtout). Finale un peu plus sèche, avec de l’ampleur sur le fruité et le miel.