« Symphonie aromatique »
La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.
Jaune doré. La tourbe végétale se développe d’emblée au nez, avec quelques notes animales et de sous-bois. D’abord sec en bouche, voire un peu brûlant (un peu d’eau bienvenue pour les palais sensibles), il devient vite moelleux, mais bien épicé (poivre noir). Le fruité (poire jaune, coing) prend de l’importance, sans jamais faire oublier la tourbe. Pain brioché et caramel au beurre se font également remarquer. Encore une belle symphonie aromatique comme Springbank sait l’orchestrer à cet âge d’une belle maturité.
Bien poivré »
Ouverte en 1974, cette distillerie moderne du Speyside a remporté plusieurs prix d’architecture.
Se prononçant “Auth-rusk”, ce qui signifie “gué de la rivière rouge”, elle a un temps commercialisé ses malts sous l’appellation “The Singleton”, plus facile à prononcer. Possédant huit alambics, elle utilise une eau particulièrement douce, et une partie du vieillissement est réalisée en fûts de xérès.
Jaune pâle. Nez puissant, plutôt sec et poivré, avec des fruits jaunes. Attaque un peu agressive (un peu d’eau pour les palais sensibles) puis il devient plutôt moelleux, voire gras. Notes de miel (acacia ?) avec un corps puissant, mais aussi des fl eurs blanches et une pointe de poivre gris. Belle persistance sur le malté et le poivre.
« Authentique… et abordable »
La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.
Jaune doré. Dès le nez, on perçoit la tourbe spécifi que à la distillerie, plus végétale que phénolique. L’attaque est un peu brûlante, vu le degré, mais le malt séduit vite par son fondu sur le malté, le caramel au beurre et la tarte Tatin et quelques épices bien sûr. Plus concentré et sec que d’autres versions, il demande à s’ouvrir pour développer toute sa gamme aromatique sur la fi nale et la persistance, remarquable. Un brut de fût authentique… et très abordable.
Un apéritif bien sec …
Cette distillerie au sud du Speyside date de 1825, fondée par James McGregor, célèbre distillateur clandestin. Mais ses malts resteront longtemps réservés aux blenders de DCL, qui en ont fait l’acquisition en 1930. Devenue propriété d’Inverhouse en 1997, ce groupe appartient aujourd’hui à une société thaÏlandaise. Il n’y a pas de malt offi ciel, la commercialisation en single malt passant par les indépendants, notamment sous le nom Deestalker.
Jaune pâle. Nez fermé, devenant plus malté à l’aération, avec des notes poivrées. Attaque brûlante (un peu d’eau n’est pas à écarter), puis le malté domine, avec quelques notes de fruits jaunes et un peu de caramel au beurre. Surtout sec, mais avec un peu de moelleux en fond de bouche, il est à conseiller à l’apéritif, même s’il possède également un peu de fruité.
Sec et onctueux ? Oui, la preuve …
Comme l’indique son nom gaëlique (“vallon verdoyant”), la distillerie est située dans un creux au bord de la rivière Spey. Créée en 1852 par William Mackenzie, elle a été peu de temps après reliée au réseau de chemins de fer, ce qui a beaucoup influé sur son développement. Ce fut la première distillerie du Speyside à être munie de la cheminée se terminant par une pagode, conçue par Charles Doig en 1889. Equipée de six alambics, et plusieurs fois modernisée, son malt est réservé aux blends Johnnie Walker), et il est très peu embouteillé en single.
Jaune très, très, très pâle, mais pas incolore. Nez un peu musqué, animal, puis évoluant sur les fruits secs (amande). Attaque sèche, minérale. En bouche, beaucoup de puissance marquée par le poivre noir et les épices, mais aussi des notes de fleurs blanches. Finale plus onctueuse, mais toujours bien épicée. Apéritif ou digestif ? Les deux, en fait.
A réserver à l’apéritif …
Cette distillerie au sud du Speyside date de 1825, fondée par James McGregor, célèbre distillateur clandestin. Mais ses malts resteront longtemps réservés aux blenders de DCL, qui en ont fait l’acquisition en 1930. Devenu propriété d’Inverhouse en 1997, ce groupe appartient aujourd’hui à une société thailandaise. Il n’y a pas de malt officiel, la commercialisation en single malt passant par les indépendants, notamment sous le nom Deestalker.
Jaune pâle. Nez d’abord discret, prenant à l’aération une certaine ampleur maltée. Attaque sèche, voire un peu brûlante. Derrière cette puissance, quelques notes fruitées (pomme, poire) et un peu de poivre noir. Finale surtout tannique et astringente, avec une petite persistance maltée.
Agréablement tourbé …
Longtemps atypique par rapport aux autres distilleries d’Islay (car n’utilisant pas de malts tourbés), elle est située tout au nord de l’Île. Signifiant “Bouche de la crique”, elle se prononce Bouna’hav’n en gaélique. Fondée en 1881 par William Robertson et les frères Greenless, elle a connu plusieurs longues périodes d’arrêt, y compris après avoir été agrandie en 1963. Après quelques années d’incertitude, elle a été rachetée en 2003 par Burn Stewart qui a relancé la commercialisation et développé de nouvelles expressions, notamment tourbées.
Jaune doré. Nez sur la tourbe végétale, avec un peu de fumé. Attaque chaleureuse, marquée d’entrée par la tourbe. Un peu brûlant en bouche, il ne se manifeste aussi sur la pomme cuite, le caramel et une belle expression épicée (poivre noir notamment). D’une riche puissance, la finale et la persistance sont définitivement marquée par la tourbe, omniprésente sans être écrasante.
Sec mais fruité …
Propriété depuis 1838 de la famille Mackenzie, Glen Ord (dans les Highlands du Nord) s’est longtemps appelée Glen Oran, avant d’entrer dans le groupe John Dewar’s, devenu aujourd’hui Diageo. Autre spécificité, ses orges maltées sont produites sur place, mais sont également utilisées par d’autres distilleries du groupe. L’énorme succès du Singleton (produit par Glen Ord, mais aussi par Glendullan et Dufftown) a entraîné une très forte expansion, avec une capacité de 11 millions de litres d’alcool par an.
Jaune très pâle, presque incolore. Nez surtout malté, un peu de poivre, évoluant sur un versant minéral et sec. Attaque ample et fruitée, puis l’alcool se fait sentir. Fruits jaunes (poire, prune) et raisins de Corinthe se développent sur un corps puissant et chaleureux. Légèrement résineux sur la finale, il conserve sa puissance sèche jusqu’au bout, avec toutefois de belles notes fruitées.
Authentique… et abordable …
La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.
Jaune doré. Dès le nez, on perçoit la tourbe spécifique à la distillerie, plus végétale que phénolique. L’attaque est un peu brûlante, vu le degré, mais le malt séduit vite par son fondu sur le malté, le caramel au beurre et la tarte Tatin et quelques épices bien sûr. Plus concentré et sec que d’autres versions, il demande à s’ouvrir pour développer toute sa gamme aromatique sur la finale et la persistance, remarquable. Un brut de fût authentique… et très abordable.
Bien sec, donc apéritif …
Situé à plus de 200 m d’altitude sur le versant nord du mont du même nom, le site est alimenté par des eaux abondantes et bien filtrées par le granit. Ce qui explique l’implantation ancienne d’une distillerie (avant 1820). Entièrement reconstruite en 1955 et équipée d’alambics supplémentaires 11 ans plus tard, ses malts alimentent les blends J&B, Johnnie Walker et Crawford’s, avec une distillation en deux étapes et demi, aujourd’hui abandonnée. Le single malt est rare sur le marché… sauf pour les membres du Clan.
Jaune clair. Nez à dominante maltée, avec fruits jaunes. Attaque plutôt moelleuse, mais bien relevée par le poivre noir. Il devient plus sec par la suite, conservant son fruité, mais allant jusqu’à à une légère astringence en fond de bouche. A conseiller plutôt à l’apéritif, en raison de sa finale sèche.